Kounscha
Peinture à l'huile. Des formes qui poussent par embranchements, des visages que la chair abandonne : deux façons de peindre la même vie.
Atelier
Sur rendez-vous
Le travail
Trois séries,
un même regard.
D'abord, ce qu'on prend pour des ramures et qui n'en est pas : des proliférations, des excroissances, une pensée qui pousse par embranchements et se relie module à module. Une arborescence — celle-là même qui organise l'esprit du peintre.
De l'autre, des faces qui se défont. Un col d'infanterie porte le numéro d'un régiment, une mâchoire manque, une joue s'est retirée comme une marée. Ces peintures viennent des visages reconstruits d'après-guerre, et refusent le pathos : les regards sont frontaux, presque calmes, et c'est ce calme qui tient le spectateur.
Dehors, dedans — et ailleurs. Ce que le monde a fait à la chair des autres, ce qui croît dans une tête, et les paysages où tout cela pourrait vivre. La vie qui va vers la mort, dans un éclatement de beauté.
L'atelier
Là où ça se passe
Une grange sous charpente. Les proliférations occupent la mezzanine, les visages tiennent le mur du bas. L'atelier se visite sur rendez-vous : voir une toile en peinture, avec sa matière et ses reliefs, n'a rien à voir avec la regarder sur un écran.
Parcours
Un monde
longtemps secret.
Sept ans. Sur un trottoir de la ville d'enfance, trois ou quatre vieillards se tournent d'un même mouvement. Leurs visages portent des cicatrices terribles, et ils tentent de sourire. L'enfant ne détourne pas les yeux — il est fasciné. Il comprend ce jour-là que ces hommes viennent d'un monde qui s'est refermé derrière eux, que le temps passe sur les visages. Il ne sait pas encore qu'ils portent un nom, les gueules cassées, ni qu'il passera sa vie à revenir vers eux. Autour, un paysage sauvage, tellurique, qui pousse à inventer d'autres mondes.
Le dessin depuis toujours, une première toile vendue à douze ans. Les Beaux-Arts, une grande école d'animation, puis de longues années de layout dans les studios d'un géant américain du dessin animé, de la France à Los Angeles : construire la scène, poser le décor, et chercher l'organique partout où il pouvait se glisser, jusque dans les lianes et les mousses des jungles animées. Un métier passionnant, et un moule. Vingt ans ensuite à transmettre ce métier, puis, il y a cinq ans, le retour à la peinture — aujourd'hui à temps plein. Entre les deux, un reset : désapprendre la forme imposée pour retrouver sa propre main.
Pendant trente ans, la peinture est restée un monde secret — quelques toiles cédées à des proches, rien de montré. Ce site en est la première porte ouverte. Une première exposition personnelle, consacrée aux gueules cassées, se prépare pour 2027.
Le travail se fait à l'huile, en glacis, avec le temps que cela exige et la part de sérendipité que cela permet. Analogique, humain, à la main, dans la référence aux grands maîtres — là où Rembrandt collisionne Bouguereau. Ce qu'il faut en retenir tient en trois phrases : les choses terribles peuvent avoir une vraie beauté. Elles ne retirent rien à l'humain. Elles sont la vie.
Acquisition & contact
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Prix communiqués sur demande. Les envois se font sous caisse ; la remise en main propre à l'atelier est possible. Galeries et commissaires bienvenus.
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